vendredi 27 novembre 2009

Je serai muette


J'avance par soubresauts, au rythme des bourrasques hivernales qui s'en viennent
Les grincements métalliques m'apaisent
Les mâchoires soudées, pas de réponse, qu'on me laisse tranquille

Ma coquille est robuste
Mes pieds sont froids
Un moment à regarder en arrière
Beaucoup plus à craindre et à attendre ce qui s'en vient

Je veux plus de musique
À travers les temps gris dans lequel nous amène la fin novembre..


mercredi 18 novembre 2009

Oups.

Mes cheveux sont en feu.

Distorsions


Distorsions. Tendu, tordu.
Un plaisir aveugle.

Nord?/ Sud.
Blanc? /Noir.
Oui?/Non.
J'aime. /J'aime pas.

dimanche 1 novembre 2009

The best you can is good enough

Pleine lune. Cigarette à la bouche. Un vieil homme s'avance. Manteau long, chapeau melon, tout de noir vêtu. Immatériel. Sa mine basse laisse paraître l'insomnie qui le gruge depuis probablement plusieurs nuits. Un regard insistant. Je ne le dévisage pas. Je regarde derrière ses yeux, je creuse dans sa tête, je lui dis que tout n'est pas perdu, ou plutôt j'essaie de m'en convaincre. Il me salut d'un signe avec son chapeau, s'approche et dit de sa voie rauque: «You can try the best you can... you can try the best you can. The best you can is good enough.» Et il s'en retourna.

What's wrong with the world?


Une psychose sur la marge.
What's wrong with the world vous avez dit?
Décrochage
Ya ce beat qui vient des tripes, qui déchire
Où aller?...
Une tension palpable dans les organes internes
Désir de trouver
Désir d'apprendre

Peur de s'y prendre
Peur de s'y perdre
Peur de s'y pendre.

Et puis je hurle.
Joyeux Halloween!

dimanche 18 octobre 2009

Réflexionation

Le temps qui file ne nous demande pas la permission.
Il s'enfuit dans l'air.
Et nous on reste la, avec trop peu de choses à répondre, au point qu'il n'en reste que des miettes de j'aurais donc du, et de et si et si...

Trop de choses que je désire.
Trop peu de choix concrets.
J'ai beaucoup de temps devant moi, mais c'est l'âge où tout ce joue non?
Et c'est la qu'on se demande ce qu'on veut avoir concrètement comme vie, et qu'on ne sait pas nécessairement pas où passer.

Une chose est sur... je ne veux surtout pas passer à côté.

It's all good

Cet espace blanc me semble 10000 fois plus intéressant que mon livre de biologie traitant de la synthèse des protéïnes, j'imgagine que vous saisissez le pourquoi de la chose. Je me suis donnée la permission de venir y laisser quelques mots avant de retourner à mon étude.


Retour sur vendredi soir passé, au Paradis. Misteur Valaire. Une foule qui danse. Wow. Ça, c'était vraiment plaisant. Je me suis remise à faire jouer mon cd en boucle. Ça a vraiment fait du bien de s'éclater comme ça..

Retour au Cégep demain. Une demi-session à venir avant la fin. Oui, parce que je m'enfuis à Québec par la suite, question de changer d'air et d'avoir des expériences professionnelles profitables. J'ai un peu peur de ce que je peux avoir à confronter en m'en allant, mais il faut bien passer par la. J'espère trouver quelques endroits ou je me sentirai bien. The show must go on, et c'est plus que temps de dire bye bye à papa et maman. It's all good. Je me rapprocherai de mes copains de Sherbrooke et mtl, c'est déjà ça de gagner.. à mi-chemin entre le fleuve et la vie sociale.

It's all good.



mercredi 7 octobre 2009

J'ai fini de digérer #2

C'est pas que les couleurs sont laides ici. Au contraire.
C'est une question d'aller voir leur nuances ailleurs j'imagine. Probablement.
Pour se dire que c'était plus beau chez nous finalement, et vice-versa.
Une loi de la nature.
La nature c'est pas simple non plus. Elle dit des choses, des règles à suivre, comme de ne pas licher les gens en pleine figure, ou encore de crier sans raison. Ça c'est assez simple, mais des fois ça se corse, et on se demande à quand remonte le moment où la nature à bien pu prendre ces décisions, et ce qu'elle a de si prestigieux, cette nature, pour prendre de telles décisions.






J'ai fini de digérer

Depuis des mois les mots étaient enfouis un peu.

Pas qu'ils ne voulaient pas former des phrases, mais que je les aies un peu trop mis de côté.
En fait, je n'ai pas pris la peine de les partager, si vous voyez ce que je veux dire.

Pourtant, ce n'est pas que ma vie fut nécessairement monotone, avec le voyage et tout, il y a bien des choses à dire.
Parce que vous savez, le cerveau, c'est un peu comme notre estomac, ça doit digérer des trucs des fois, sauf que cette fois-ci ce n'était pas un sandwich.
J'ai fini de digérer quand même, sans indigestion, j'ai toujours été chanceuse de ce côté la.

Je ne compte pas vous faire de récit de voyage particulier, mais je pourrai toujours tenter de vous en glisser quelques bribes éventuellement, ou du moins quelques réflexions que celui-ci a pu m'apporter avec le recul.

Je pourrais cependant vous dire qu'arracher les feuilles dans un vignoble 8 heures par jour à 37°C est bien l'emploi le plus naze à faire en voyage, mais ce serait d'une utilité futile. Je peux toutefois vous dire que je n'ai jamais autant de temps pour réfléchir en faisant un job. Et pis ça paye de réfléchir. C'était pas si merdique finalement. Si on oubli; les guêpes, la chaleur, les coups de soleil, la fatigue, se lever à 5h30, se coucher à 20h30, avoir 10 de pause pour remplir sa bouteille d'eau et aller au cabinet, les maux de cou, les maux de dos, la poussière, les blessures sur les mains, c'était vraiment génial.

Leçon à venir: Surfer pour les nuls.




lundi 4 mai 2009

La fille invisible

Je reviens d'un souper. Un souper ordinaire. Avec des gens ordinaires.
Il y a des gens qui sont  intriguant parfois. Et bien ce soir il y avait cette fille invisible. 
Une fille invisible, à travers tout ces gens ordinaire. Une fille qui parle moins fort que tout le monde. Une fille qui sourit moins que tout le monde. Une fille qui ne te regarde pas dans les yeux, parce qu'elle n'en vaut sans doute pas la peine selon elle. Une fille qui pourrait cependant être ton amie bien ordinaire comme tout les gens ordinaires que tu côtoies. Le genre de fille avec qui je/tu/il pourrait être ami.

Je l'avais déjà vu aller cette fille auparavant, et je me suis toujours demander pourquoi elle se rendait invisible. 

Après lui avoir parlé, je n'ai évidemment pas pu saisir pourquoi elle restait la fille invisible dans le coin, parce que ce n'est pas le genre de chose que l'on comprend en une seule rencontre. Toutefois, ce premier contact aura fini sur cette parole de sa part; 
Merci, je suis vraiment contente d'avoir fait ta connaissance ce soir. 

...Et moi de me dire, que ça ne coûte vraiment pas cher de porter attention à quelqu'un pour quelque minutes..